Ondes électromagnétiques

 

 

 

 

 

I. Onde dans le vide

1. Onde plane dans le vide : cas général

1. Variables dont dépendent les champs E et B dans le vide :

On se place dans le vide :

On a vu page MP.P.9.3.1 que dans le vide, l’équation de propagation de  était :

Intéressons nous à une propagation de l’onde plane selon l’axe (0,z) :

On a vu page MP.P.5.1.2 que les solutions de cette équation de propagation sont nécessairement du type .

On ne s’intéresse qu’à une propagation dans un seul sens : le sens positif :

De même pour . (même équation de propagation)

On a donc :  et

De plus, les champs doivent satisfaire les équations de Maxwell.

 

2. Les champs doivent satisfaire MG et MM ¼ onde TEM :

MG : .

Or, en notant , on a : 

Donc : . Donc, en ne prenant pas en compte les éventuels champs statiques, on a :

On procède de même pour  (avec MM : ) : on a :

Conclusion : les champs E et B sont transverses (c’est-à-dire perpendiculaires à la direction de propagation). L’onde est une onde TEM (transverse électrique magnétique)

 

3. Les champs doivent satisfaire MF ¼ E z B :

Avec , on a :  et . Donc :

 et

MF : . Cela impose :

En ne prenant pas en compte les éventuels champs statiques, on a : . Donc : , donc : , donc : .

Donc : (u,E,B) est un trièdre direct (avec  : direction de propagation).

 

4. L’énergie :

L’énergie est le long de l’onde :

 

5. Conditions qui permettent de considérer les ondes EM comme planes :

Conditions expérimentales et d’observation telles qu’on puisse considérer les ondes électromagnétiques comme plane : une onde est plane si le champ électromagnétique est uniforme dans tout plan (plan d’onde) orthogonal à la direction de propagation. Expérimentalement, on s’en approche en plaçant une source ponctuelle au foyer d’une lentille :

Cependant :

-         le faisceau de sortie est limité (diaphragmé) par la lentille, d’où diffraction qui sera donc négligée.

-         la source n’est évidemment pas rigoureusement ponctuelle (dans le 1er schéma, d’où le 2ème).

-         le stigmatisme entre le foyer et le point image à l’infini n’est en général pas rigoureux.

 

2. Cas particulier : L’O.P.P.M. dans le vide :

1. OPPM : définition (rappel) :

Rappel : on a défini page MP.P.5.1.2 l’OPPM (onde plane progressive monochromatique) ou OPPS (onde plane progressive sinusoïdale) : c’est une onde du type :  avec  et

En notation complexe on a :

L’onde plane est infiniment étendue dans la direction perpendiculaire à la direction de propagation. Pour que l’onde plane existe, il ne faut pas qu’elle soit limitée (ne pas imposer de conditions aux limites)

 

2. Utilisation de la notation complexe pour l’OPPM :

Il faut nécessairement :

-         que l’onde soit une OPPM ()

-         que la convention complexe soit celle de l’électricité (comme au dessus) (et non celle de l’optique).

Dans ce cas, on a :  et

Et donc : ,  et

 

3. Relation de dispersion de l’OPPM :

On a :  et

Et comme , on en déduit : la relation de dispersion de l’OPPM :  avec , selon le sens de propagation.

 

3. Onde non plane dans le vide :

1. Détermination de E : cas simple

Intéressons-nous par exemple à une onde du type :

1er cas :

Notons : . On a donc :

Les solutions sont du type :

Donc :

En imposant des conditions aux limites, on fixe les constantes et on peut par exemple, en fixant E=0 si z=0, avoir une solution du type :

2ème cas :

Notons : . On a donc :

Les solutions sont du type :

Donc :

 

2. Détermination de E : cas un peu moins simple

Généralisation au cas où le champs E est du type :

E doit toujours satisfaire les équations de Maxwell, donc MG :

Donc : , et : , donc :

On a : , donc :

On suppose plus particulièrement que :

, donc :

donc :

Ceci devant être vrai quels que soient x et z, on en déduit que :

 et  (avec ). On est donc ramené au cas précédent.

 

3. Détermination de B dans le cas simple :

Calcul de B dans le cas où  :

 par MF

Donc :  

 

II. Onde plane dans un milieu non vide

1. Diélectrique parfait

 et  donné. On prend le diélectrique parfait non chargé : .

remplace partout .

On se ramène ainsi à l’étude précédente. Compte tenu de ces hypothèses, les équations de Maxwell se simplifient.

Dans un diélectrique parfait, il y a une propagation possible d’OPPM.

On a la relation de dispersion suivante :

 

2. Conducteur imparfait

1. Ramener l’étude à celle d’un diélectrique parfait :

[i] et .  et

On a donc :  que l’on réinjecte dans MA :

Donc :

On note :  (complexe, donc fictif, d’où l’étoile)

On est donc ramené à un diélectrique parfait de permittivité relative [ii].

 

2. Allure de E :

On a : . Donc on ne peut pas  avoir à la fois  et  réels.

Donc : on prend  réel et  complexe.

On a donc alors :

Si, alors  pour que l’onde s’atténue (comme sur le graphique).

De même, si , . (Le sens de propagation est alors opposé au précédent).

 

3. Expression de E :

.

Donc :

Donc :  (dépend de ).

On fait l’approximation suivante : . Remarquer que cette approximation dépend de la fréquence, et n’est donc pas nécessairement toujours justifiée. Pour par exemple un conducteur correct :  et . L’approximation est justifiée.

Donc :

On a : , donc :

On obtient donc :  (ainsi :  et )

Remarque : on peut obtenir ce résultat d’une manière un peu différente : en écrivant : . E0 est alors contenu dans f(z). On applique alors l’équation de propagation. On obtient un équation différentielle en f(z) qui donne finalement la même expression de E.

 

4. Epaisseur de peau :

Vitesse de phase :

La longueur caractéristique de l’atténuation ou épaisseur de peau est .

(elle est positive telle que : ).

C’est la longueur de pénétration d’une onde dans un métal.

Ordre de grandeur :

 

5. Calcul de B :

L’onde est TEM (transverse électrique magnétique), donc par exemple de la forme :  avec

 

1ère méthode : on sait qu’en introduisant des grandeurs complexes, on se ramène à un diélectrique parfait :  et  

Et alors, la relation valable pour une onde plane dans un diélectrique parfait peut être utilisée : .

Remarque : on observe un déphasage entre B et E.

2ème méthode[iii] : on utilise MF

 Donc : .

 

6. Le transport d’énergie :

Il faut calculer . Ceci n’est valable que dans ú. Dans ÷, on n’a seulement les relations suivantes :

On a par exemple :

 

3. Plasma

1. Ramener l’étude à celle d’un conducteur :

Un plasma est un gaz ionisé.

On étudie la propagation d’une OPPM dans le plasma :

.

On suppose que le gaz est constitué :

-         d’ions positifs de charge e : n par unité de volume

-         d’électrons de charge –e : n par unité de volume

On suppose que les ions positifs sont fixes : que seuls sont mobiles sous l’action du champs les électrons.

La RFD pour un électron donne :  où m est la masse de l’électron.

B est sans doute de l’ordre de E/c, comme dans le vide. Donc, pour , on a . Donc : on néglige l’action de B.

On a alors : , donc :

Or  (car seuls les électrons négatifs sont mobiles)

Donc : . Donc : .

Donc on est ramené à l’étude d’un conducteur dont la conductivité est un complexe.

 

2. Ramener l’étude à celle d’un diélectrique parfait

Comme nous l’avons déjà vu, l’équation MA nous donne : .

Donc, en considérant de nouveau un